Deweireld Zoé

zoé Deweireld

Deweireld Zoé

 Je pourrais vous parler de mes diplômes, je pourrais vous parler de mes années d’école, de littérature ou encore d’autres choses sur moi, mais je ne vais pas faire ça. Je vais vous raconter pourquoi j’ai choisi de devenir correctrice-relectrice.

Certes, je suis issue d’une formation entièrement littéraire et le français est non seulement ma langue maternelle, mais c’est aussi la langue qui m’a accompagnée toute ma vie durant. Le français, on en trouve partout : dans les courriers, dans les mails, sur les boîtes de céréales. Oui, le français fait partie intégrante de notre vie à tous.

Et pourtant, pendant longtemps j’en ai eu assez du français. Assez d’entendre parler de ces auteurs à la plume inimitable, alors je me suis intéressée à d’autres langues : l’anglais, l’allemand pendant mes plus jeunes années. Puis le chinois et le japonais par la suite. Des langues dont je suis tombée amoureuse, des cultures que j’ai adoré découvrir, néanmoins aucune n’a réussi à me charmer autant que la langue française. Cette langue poétique avec laquelle on peut jouer sur les sons, les mots, rédiger des phrases longues ou courtes, écrire en rime ou en prose, décrire, citer, réciter, décrier, calomnier, déclarer son amour, rêver et surtout une langue qui porte encore les signes de sa noblesse passée.

Alors, je me suis de nouveau tournée vers cette langue et j’ai entrepris des études dans les métiers du livre. J’espérais lire, j’espérais découvrir, toutefois le milieu de la bibliothèque est bien trop étroit pour tous nous contenir, j’ai donc cherché une autre voie. J’ai testé le boulot alimentaire, ça ne m’a pas plu, j’ai testé le travail en bureau, je n’ai pas aimé non plus.

 Finalement, lors de ma dernière aventure dans le milieu du salariat, j’ai découvert le métier de correcteur-relecteur. Dit comme ça, ça n’a pas l’air très sympathique comme boulot : corriger les fautes des autres…

Or, selon moi, être relecteur-correcteur ce n’est pas que ça. Certes, il faut corriger l’orthographe, la syntaxe, la grammaire et que sais-je encore. Mais c’est aussi apporter son aide à des auteurs en difficulté, leur proposer un moyen de créer de jolis écrits et de décrocher un contrat en maison d’édition, de réussir leur thèse, de reprendre confiance en eux. Pour les maisons d’édition, il s’agit de gagner leurs lettres de noblesse par une qualité d’écriture irréprochable qui permet de donner vie aux plus belles histoires.

Si j’ai fondé mon entreprise en 2021, c’est pour toutes ces raisons. Aujourd’hui, je ne regarde même plus ma montre pour savoir à quelle heure finira ma séance de torture en bureau, je ne compte pas mon temps et je mets du cœur à toutes les corrections que j’entreprends afin que la beauté de notre langue puisse encore durer des siècles.